Comme le nom l'indique, on a recours au remorquage d'un planeur pour le mettre en altitude. Le planeur, c'est vrai que c'est bien, mais en plaine, c'est pas facile, même si il existe d'autre solution telles que le treuillage, le lancer-main, ou le sandow. Si ces techniques sont bien pour des planeurs plutôt léger, quand on arrive à 2m/3m d'envergure ça commence à être peu pratique, voire problématique, voire même chiant.
Le principe du remorquage est fort simple : un avion bien motorisé par rapport à la taille du planeur à tirer, un cable solide avec brin cassant à une extrémité (on sais jamais), et un planeur équipé d'un crochet dans le nez pour se larguer.
La longueur du cable dépend de la taille des 2 modèles. Pour avoir remorqué des planeurs de 1 m jusqu'à 3.50m d'envergure, je pense que le bon compromis est d'environ 15m de cable, et 1m de fil nylon de pêche qui servira de brin cassant. Je me sers toujours du même cable, que ce soit pour remorquer un petit 3-axes de 2.20m avec un trainer aile basse de 7.5 cm3 ou une grande plume de 3.50m avec le super-bison et ses 25cm3. Cela dit, chacun a ses habitude dans ce domaine. Le seul impératif est que le cable ne doit pas être "trop court", car le planeur sera difficile à maitriser. Le cable doit être assez long pour que le planeur puisse se placer naturellement au-dessus de la ligne de vol du remorqueur et loin de ses turbulences.
Inutile de préciser que le remorqueur et le planeur doivent être parfaitement au point (fonctionnement moteur, équilibrage, centrage...). Le planeur devra être équipé d'ailerons. Je n'ai jamais remorquer un 2 axe, mais j'en vu ça une fois. ça m'a suffit :p
Coté remorqueur, le cable peu s'attacher de plusieurs façons, mais toujours derrière le centre de gravité, en général entre le niveau du bord de fuite de l'aile et le centre de gravité.
Contrairement à ce qu'on peut penser, la dérive du remorqueur n'est pas en danger : dès les premiers metres du décollage, le planeur se place naturellement plus haut, ce qui dégage le cable de la dérive.
Aller, on y va. Le moteur du remorqueur est au ralenti, on embarque le tout sur la piste, on tend le cable, dernier test des commandes et régime moteur, et zou.
Le planeur décolle de suite en quelques mêtre. Il faut juste le tenir à plat grâce aux ailerons, et veillez à ce qu'il reste au-dessus de la ligne de vol du remorqueur. Normalement, il se place plus haut tout seul, le cable l'empêchant de monter plus.
Pendant les virages, le pilote du planeur peut se contenter de garder ses ailes à plat. En tout cas, il ne doit surtout pas tourner, sous peine que la cable se détende et pête juste après. Il ne touche donc à rien hormis les ailerons.
Une fois l'altitude atteinte, le remorqueur se place face au vent, passe au ralenti, se laisse descendre et le planeur se largue sous l'orde de son pilote. Le remorqueur doit descendre un peu pour laisser la voie libre au planeur qui peut arriver assez vite derrière.
C'est bien tout ça, mais...ya pas de crochet sur mon planeur....Pas grave, dans ce cas, on porte :
Non, ce n'est pas casse-gueule comme on l'entend souvent dire. C'est un peu plus chiant à mettre en oeuvre que le remorquage, mais ça fonctionne très bien.
Le principe : un avion surmotorisé à l'origine, capable par exemple de monter à la verticale accroché à son hélice. On accroche, par un système appelé "cabane", le planeur qui se retrouve sur l'avion lui-même. Pour plus de sécurité, l'envergure du planeur ne doit pas dépasser celle du porteur, ou alors de "pas beaucoup".
Quelques photos :

Le système le plus simple est d'amarrer le planeur avec des élastiques de fixations d'ailes, qui seront libérés par un servo.
Impératif ! Une fois installé sur la cabane, le planeur :
Quelques explications : le planeur doit être calé piqueur afin de compenser sa portance bien plus élevé que celle du porteur. Si le planeur est calé à zéro, lors du décollage, l'ensemble risque de se soulever brutalement et de décrocher ensuite, à moins d'être surmotorisé et de compenser en piquant à la profondeur...pas génial. Il vaut mieux caler correctement.